En lice pour le Grand prix de la ville de Mennecy : Philippe ZAOUATI

Philippe Zaouati est banquier de profession. Osons le mot : c’est quasiment un golden boy. Élevé au biberon des mathématiques, des statistiques, de l’économie et de la théorie financière, il a gravi les échelons du monde de la gestion d’actifs jusqu’à devenir cadre dirigeant d’une grande banque française.

Un monde où il tente de répondre à la question : comment gérer au mieux l’argent des autres ?

« La fumée qui gronde » (aux éditions ARHSENS) est son premier roman.

La fumée qui gronde

Face à une crise majeure, il est rassurant et confortable de pointer du doigt un responsable. Inquiète du scandale des subprimes et de la déroute financière qui s’ensuivit, ulcérée par la découverte du jeu dangereux joué par Jérôme Kerviel et l’escroquerie de Bernard Madoff, la société désigna dans son infinie sagesse le coupable du désastre : le Banquier était devenu « l’homme à abattre », sans distinction de rôle ni de degré d’implication, du simple employé aux patrons, filous ou non.

Que se passe-t-il dans la tête d’un golden boy porté au pinacle pendant deux décennies, considéré comme l’exemple même de la réussite sociale, et que l’on accuse soudain de tous les maux jusqu’à se réjouir de sa chute ?

Que reste-t-il à un homme qui a construit son existence sur la domination, l’argent, l’apparence, et qui se retrouve du jour au lendemain humilié, jeté à la porte devant les caméras de télévision avec une boîte en carton dans les bras ?

Face à la débâcle de sa vie, Emmanuel est contraint de se poser des questions qui ne l’ont jamais effleuré auparavant Il se surprend à mesurer le prix de ses sacrifices et de ses renoncements. A-t-il choisi la bonne voie ? Est-il heureux ? L’issue de cette course folle aux profits et au pouvoir n’était-elle pas fatale ?

Et surtout : que faire maintenant ?

À la crise financière fait écho la sienne, les doutes existentiels de la quarantaine. Le choc sera-t-il salutaire ? Tourné vers son passé pour y deviner ce que sera son avenir, il cherche les réponses dans une fuite improvisée au goût de sauve-qui-peut.

.

Ce contenu a été publié dans Info salon du livre, Info salon du livre 2011, Prix de la ville. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *