Henri GIRARD, au 3ème Salon du livre d’Ile de France à Mennecy

Après avoir été comédien, recenseur de cimetière, agent d’assurance, vendeur d’abonnement chez France-Loisirs, laborantin dans une beurrerie, etc., Henri Girard se mit au travail –?sérieusement, affirme-t-il?–, gagnant ses galons de déhérache dans une grande entreprise.

Par ailleurs, vaillant soldat engagé dans la préservation du point-virgule et de l’imparfait du subjonctif, il écrit une demi-douzaine de romans avec l’entrain, la décontraction et la rigueur du dilettante.

«  Après un parcours professionnel particulièrement riche, Henri Girard s’est voué au Livre. Depuis près de dix ans, il défend les siens, bien sûr, mais aussi ceux des autres. Il est aujourd’hui conseiller littéraire, membre aussi de plusieurs associations de défense des Lettres ou des auteurs.Son travail littéraire consiste, pour une part au moins, à éclairer ce que le quotidien recèle de décalage, de grains de sable.Alors sa plume fouille, sonde pour trouver le sourire ou l’émotion, qui sont les deux expressions d’un même sentiment. »  (Nicolas Grondin – Editeur)

Henri Girard sera présent au Salon du livre d’Ile de France qui se tiendra à Mennecy les 8 et 9 décembre prochains.

Il y dédicacera plusieurs de ses ouvrages dont la désormais célèbre Arlésienne de Tidbinbilla, parue en septembre 2011 aux éditions IN OCTAVO.

 

LE LIVRE

L’enterrement pour le moins abracadabrantesque de son grand-père, tout comme un subit « coup de grisou » pour une châtelaine bizarrement accoutrée et chaussée d’Adidas – entre autres tribulations – sont pour le narrateur l’occasion d’un retour sur lui-même qui le lancera sur les traces de celle qui, quelques années plus tôt lui a donné un fils avant de disparaître de son existence.

Extrait: « Pendant le quart d’heure où ma vie a continué sans moi, je faisais du pédalo sur le lac du casino, en amont des chutes du Niagara, à moins que ce ne fût du Zambèze. Je pédalais comme un fou mais, irrésistiblement, l’embarcation dérivait vers la cataracte. J’étais nu, gelé par le froid ou brûlé par le chaud, je ne sais plus, mais la peau cloquée j’en suis sûr. Mes pieds glissaient sur les pédales à cause de la sueur et de la peau qui s’en détachait. Un kangourou, un peu trop décontracté à mon goût, se contentait de mouliner des pattes à mes côtés mais sans partager l’effort du pédalage. Il portait un kilt et une cravate avec les pyramides de Kheops, Khéfrèn et Mykérinos, la Camel décontractée au bord des lèvres, comme le chameau dans la publicité. »

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