Jacqueline STARER, au Salon du livre d’Ile de FRANCE 2011

Née en 1940 à Paris, Jacqueline Starer a été formée de manière très classique à la Sorbonne.

 Après avoir rencontré le poète anglais Keith Barnes (1934-1969) à Paris en 1963, elle partit avec lui aux Etats-Unis où elle enseigna et où elle découvrit la jeune poésie américaine. Ce qui l’amena à consacrer sa thèse aux écrivains de la Beat Generation :
– Les Écrivains beats et le voyage, Marcel Didier, 1977
                                 – Chronologie des écrivains beats jusqu’en 1969, Marcel Didier
, 1977

Après la mort de Keith Barnes, il lui fallut en faire le portrait et dire les années de création et de tribulations :
– K.B., Maurice Nadeau, 1987

La dure réalité francilienne des années 80 et 90, de travail, de banlieues, de trajets, donna :
– Les Bougons, La Bartavelle, 2002

Et le travail de traduction des trois recueils de poèmes de Keith Barnes, aboutit à la publication de l’ouvrage bilingue :
– Keith Barnes Œuvre poétique Collected Poems, éditions d’écarts, 2003 ouverture de Maurice Nadeau

Articles, présentations, conférences se succédèrent jusqu’à la première édition bilingue de :
– K.B. Keith Barnes, éditions d’écarts, 2007, traduction anglaise par Helen McPhail

Une voix venue du Japon l’émut et la porta vers la traduction, via l’anglais, avec Michèle Duclos, de :
Shizue Ogawa Une Âme qui joue, Choix de poèmes, éditions de la MIPAH, Bruxelles, 2010
Les Écrivains de la Beat Generation, éditions d’écarts, Dol de Bretagne, 2011
Keith Barnes The Waters Will Sway / Die Wasser Werden Schaukeln, Selected Poems /Ausgewählte Gedichte, Translation from the English / aus dem Englischen by / von Ulrich Zieger editions d’écarts, Dol de Bretagne, 2011

Les Écrivains de la Beat Generation

Chapitre III – Quête et initiation
Les voyages des écrivains beats se distinguent par la présence ou l’absence d’un but préalablement défini. Les premiers départs n’impliquent pas nécessairement l’existence d’un but. Le Japon de Snyder, l’Inde de Ginsberg, le Paris de Kerouac sont des voyages tardifs. Au cours de leurs premiers voyages, les écrivains beats ne savent pas ce qu’ils cherchent. Ils veulent rompre avec le monde quotidien et le malaise qu’il leur procure. Le vagabondage est un remède, du moins momentané, au mal de vivre dont ils souffrent tous, particulièrement juste après la guerre et dans les années 50.

Kerouac et Cassady qui partent sur la route se dégagent de l’existence quotidienne, des liens qui empêchent la découverte, en eux et à l’extérieur d’eux, d’un inconnu porteur d’espoir, toujours plus séduisant que le connu. Il ne s’agit donc pas tant de comprendre le vieux moi qu’on essaye d’ailleurs de désintégrer par tous les moyens possibles, mais de chercher à atteindre quelque chose de nouveau qui ne soit pas un « but» dans le sens traditionnel du terme, un objectif précis, une cible, un terme, qui marqueraient des limites qu’on ne conçoit même pas ni ne veut concevoir. Ils veulent ouvrir les portes, faire éclater les barrières construites par la société qui les séparent de la réalisation de valeurs ultimes mais inconnues. Et ils cherchent, sans savoir ce qu’est cette « autre chose » qu’ils veulent devenir.

Retrouvez Jacqueline STARER sur son blog : www.keith-barnes.com

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