Pierre LONDICHE, un acteur au Salon du livre d’Ile de France 2011

 Après avoir été engagé par Jean-Louis Barrault et avoir joué dans de nombreuses pièces de théatre, c’est en 1971 que le comédien apparaît pour la première fois sur le grand écran en campant un colonel dans Le Petit Matin. Il enchaîne dès lors les seconds rôles. On peut ainsi le voir en Alexandre du Peyrou dans le téléfilm Les chemins de l’exil ou les dernières années de Jean-Jacques Rousseau, en Richard Moore dans Laura, Les ombres de l’été ou encore en haut fonctionnaire dans L’oeil du maître

Du début des années 80 à la fin des années 90, Pierre Londiche consacre une bonne partie de sa carrière aux téléfilms et aux séries télé telles que Marie Pervenche, Un cas pour deux, Les enquêtes du commissaire Maigret, Les cinq dernières minutes

 Toutefois, on aperçoit quand même le comédien au cinéma, mais exclusivement dans des thrillers ou des drames.  L’acteur est Mr X dans Flic de choc en 1983, l’année suivante il apparaît en promoteur dans Ronde de nuit, il incarne un directeur de Casino pour le biopic d’ André Genoves sur Mesrine en 1984, la même année, il incarne un commissaire pour Polar et un substitut pour Tir à vue.

 Toujours cantonné aux seconds rôles, Pierre Londiche interprète un conservateur pour Le couteau sous la gorge en 1986, il est le père de l’enfant kidnappé dans Cross, et on peut le voir en directeur d’hôpital dans Boulevard des hirondelles en 1993.

 Il faut attendre le début des années 2000 pour le revoir sur grand écran dans un petit rôle d’ambassadeur pour le biopic sur Louis XIV, Le Roi danse. L’année suivante, Londiche incarne le père de Natacha Régnier sur le drame Comment j’ai tué mon père. Après quelques années d’absence, Pierre Londiche fait son retour au cinéma avec le thriller Commis d’office en 2009.

Mais au fil du temps, il est devenu « équilibriste-acteur, sur le fil des mots » et il se passionne pour la poésie.

 Pierre Londiche écrit aussi des textes poétiques pour le théâtre. Le spectacle De toi à moi, représenté avec succès à Paris et dans toute la France, illustre depuis une dizaine d’années cette incursion heureuse de la poésie sur la scène. Il ressuscite avec notre langage d’aujourd’hui la tradition des trouvères.

La fugue, surtout dans son acception musicale, n’est jamais une fuite mais une escapade de voix et de sons qui, successivement, reviennent s’ancrer dans la polyphonie du réel.

Avec »Eloge à la fugue », Pierre Londiche nous conte l’éloge des libertés intérieures et extérieures. Ses textes nous disent combien l’humain peut s’évader et se remettre en question, ses tentatives de lucidité, et de fuite en avant.

 Il nous parle de nous, de nos aspirations utopiques à échapper au quotidien et à tenter d’accéder à la sagesse.

Charlotte Londiche son épouse, peintre, souligne la poésie de ce recueil. Elle travaille aussi sur la matière avec une géométrie toute personnelle et des tonalités luminescentes.

Pierre Londiche sera présent au Salon du livre d’Ile de France à Mennecy les 10 et 11 décembre prochains.

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