Prix littéraires de la ville de Mennecy : Les finalistes!

Le jury des Prix littéraires de la ville de Mennecy  s’est réuni mardi 24 septembre pour désigner les 6 finalistes de 2013.

Rappelons que depuis 2010, à l’occasion du Salon du livre d’Ile de France,  la ville de Mennecy récompense 3 auteurs de premier roman, sélectionnés préalablement par leurs éditeurs.

Cette année 19 premiers romans étaient en compétition ; après lectures, confrontation des points de vue et délibérations, le jury a retenu 6 finalistes, parmi lesquels seront attribués le Grand prix de la ville de Mennecy doté de 1 200€, le Prix du Jury doté de 700€ et le Prix de Villeroy doté de 500€.

Restent donc en lice pour la « dernière ligne droite », Bérénice 34-44, d’Isabelle Stibbe (Editions Safran), La vie déplorable de Charles Buscarons, de Jean-Pierre Cottet (Plon), L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincédans une armoire Ikéa, de Romain Puertolas (Editions Le Dilettante), Marcus, de Pierre Chazal (Editions Alma), Première, de Marc Quentin Szwarcburg (Editions Héloïde d’Ormesson), et Strummerville de Bruno Clément-Petremann (Editions La Tengo).

Les 3 lauréats seront proclamés en ouverture du Salon, le samedi 7 décembre.

Présentation des romans

Bérénice 34-44

« Rompant avec sa famille, la jeune fille au prénom prédestiné entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet grâce à l’aide de madame de Lignières, qui lui offre son nom. Bérénice de Lignières est douée, travailleuse, passionnée. Sa vie est désormais rythmée par l’apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Édouard Bourdet, Véra Korène, Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault. En 1937, elle est admise à la Comédie-Française.La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n’entache le bonheur de Bérénice qui devient rapidement une comédienne de renom.Au tout début de l’Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la Maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La belle et brillante sociétaire est rattrapée par son passé. Continuera-t-elle à cacher sa véritable identité, au risque de se perdre ? Va-t-elle rejoindre alors le compositeur Nathan Adelman pour une nouvelle vie en Amérique ? »

La vie déplorable de Charles Buscarons

« Le corps de Charles Buscarons, puissant directeur général des programmes d’un groupe de télévision, est découvert sans vie au pied de son immeuble. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête va exhumer de ténébreux secrets de famille et les étranges ramifications professionnelles de celui qui aura régné sans partage sur un média convoité pour sa puissance financière et politique. Martha Kiss, son bras droit, est nommée à son poste. La jeune femme est aussitôt confrontée au machiavélisme des grands groupes, à la violence du monde de la télévision et à la perversité des réseaux d’influence. Passions amoureuses, dépravation, folie, meurtres… Martha va s’approcher d’un précipice où tout concourt à l’entraîner. Ex-patron de télévision et cadre dirigeant d’un grand groupe du CAC 40, Jean-Pierre Cottet a arpenté les couloirs tortueux de ce monde tapageur mais aux arcanes extrêmement mal connus. Avec ce roman sensible, palpitant et parfaitement informé, il dévoile les coulisses d’un univers qui a toujours voulu privilégier le secret ».

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

« Un voyage low-cost … dans une armoire Ikea ! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.

Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, «j’arrache ta charrue» ou «achète un chat roux»), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea »

Marcus 

« Pierrot, la trentaine, écorché au coeur tendre vivant dans les environs de Lille, est en préventive. Pour soulager sa conscience, il écrit à Marcus, le jeune enfant qu’il élève depuis le décès de sa mère Hélène, une toxicomane qui le lui a confié avant de se suicider. Au départ, Pierrot était réticent mais toute sa bande d’amis est venue lui donner un coup de main pour s’occuper du petit. Alors Pierrot le tendre, roi du bagout sur les marchés du Nord, a fini par croire que le bonheur était à portée de main même si son propre père n’avait su lui donner que des coups. C’était sans compter l’ombre portée des années noires qui le mènera derrière les barreaux. Écrit avec une sombre élégance, Marcus donne vie de façon saisissante aux personnages drôles, touchants ou violents de cette saga des sans-voix. »

Première

« Comment les comédiens s’occupent-ils à l’aube d’une première ? Daniel Barbane, star du grand écran, a une vision très paradoxale de la situation : il préférerait se faire briser les jambes ou orchestrer son propre enlèvement que de se produire au théâtre ce soir-là.
Quant à Catherine Cousin, sa non moins célèbre partenaire, elle donnerait tout, en revanche, pour monter sur les planches. Mais son programme – de rencontres en arnaques, de rendez-vous en déconvenues – ne s’annonce pas de tout repos.
Seul Gérard, l’éternel second rôle, vaque à ses occupations : ce n’est pas pour quatre répliques qu’il va angoisser.
Le rideau va bientôt se lever, la pression monte. A l’issue d’une folle journée où s’enchaînent force sketches, est-ce que tout le monde sera de la partie ? »

Strummerville 

« Patrick Thomas est un jeune étudiant dans la France des années 70 : il déteste Giscard, écoute les Sex Pistols, rêve d’être rock critic et fait l’amour avec une militante trotskiste. Il se rapproche de l’ultragauche estudiantine en lutte avec le Gud. Une expédition punitive tourne mal et Patrick est contraint de quitter la France. Il débarque à Londres en 1976 et croise dans un squat un certain Joe Strummer qui cherche un nom pour son nouveau groupe. Le futur leader du Clash le prend sous sa coupe et Patrick vit alors de l’intérieur une aventure humaine et artistique qui explose le vieux monde et ses codes.

Dans le sillage du Clash, Strummerville nous entraîne sur les chemins d’une Angleterre ravagée par le libéralisme thatchérien et d’une France socialiste meurtrie par la guérilla d’Action Directe. »

 

 

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