Sophie STERN au Salon du livre d’Ile de France 2011

Sophie Stern est née en 1970.

Elle démarre en écriture par des nouvelles qu’elle publie en revues et en collectifs, en France et au Québec, avant de publier son premier recueil « Femmes tortues hommes crocodiles ».

 Elle aime la nouvelle pour sa densité, son intensité, qui lui permet de renforcer, pense-t-elle, la charge émotionnelle de ses textes. 

 Les sujets de société l’inspirent tout comme la diversité des relations humaines. Elle fait parler ses personnages à la première personne pour nous amener au plus près de leur vie intérieure, des êtres introspectifs qui souvent se cherchent.
Sophie Stern s’investit chaque année un peu plus dans la vie littéraire, après avoir participé à différents jurys de lecture amateurs , elle a collaboré aux revues Brèves et Moebius, participé à des rencontres publiques,  des ateliers d’écriture, puis lancé et organisé une manifestation littéraire autour de la nouvelle, à Bures-sur-Yvette , avec sa première édition en novembre 2010.

L’écriture est pour Sophie Stern une respiration, un garde-fou, mais surtout un espace de liberté pour aller à la rencontre de l’autre.

Bibliographie : Femmes tortues hommes crocodiles, aux éditions « D’un noir si bleu », (2011)

Extraits

Extrait de la nouvelle  « La théorie des gaz parfaits »
« Si j’avais su, si j’avais imaginé ne serait-ce qu’un instant comment tout ça se terminerait, j’aurais agi autrement, je me serais abstenu, je crois bien que j’aurais laissé Pedro à ses problèmes et passé mon chemin. Pourtant, il y a de ces coïncidences dans la vie, c’est ce que me répète Marjo quand elle voit mon regard partir dans le vague. Elle n’aime pas quand je dérive, elle a peur de me voir sombrer. Je sais qu’elle vérifie chaque soir le niveau des bouteilles. C’est inutile, l’ouragan est passé et je ne bois plus. C’est juste cette tristesse et cette colère mêlées qui me serrent parfois la gorge à m’étouffer.
J’ai décidé de tout raconter sans rien cacher. Aujourd’hui je peux bien me mettre à nu, avec mes zones d’ombre, mes angoisses et mes failles, dans deux mois j’aurai quarante ans. Non seulement je le peux, mais il le faut, pour Pedro, mon ami, mon frère ».

Extrait de la nouvelle  « Le choix »
« Emmanuelle, lorsque je l’ai aperçue, j’ai tout de suite remarqué les fils d’argent dans ses cheveux. Plus que de la voir ici, c’est ce détail qui m’a frappé. Quelle femme ose encore montrer ce signe de l’âge ? Elle porte toujours les cheveux mi-longs, en forme de vagues, mais ils ne flamboient plus. Son visage aussi a marqué le pas.
Nous nous sommes serré la main gauchement. C’est très étrange, revoir Emmanuelle ne me fait rien, ou presque. Les années ont passé, combien déjà ? Je me tais et nous nous observons sans mot-dire. Je laisse le silence s’installer entre nous, dans ce hall où tout le monde peut nous voir et certains la reconnaître ».

Retrouvez Sophie STERN sur son blog : http://sternsophie.blogspot.com

 

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